mercredi 1 novembre 2023
lundi 27 juillet 2020
Façon et manière : quelles différences ?
Les deux mots ont un sens très proche. On peut essayer de les différencier en fonction du verbe adjoint :
Façon est lié à l'action de faire, et s'emploie de préférence avec un verbe d'action.
Manière en est la forme : manière d'agir de se conduire, de vivre, d'être. Il s'emploie de préférence avec un verbe d'état qui induit un effet sur autrui.
La meilleure façon d'marcher c'est encore la nôtre, c'est de mettre un pied d'vant l'autre et de recommencer (Chanson souvent utilisée par les groupes de jeunes).
L'art et la manière, employer la manièreforte (locutions).
Il est maniéré : péjoratif, il complique sa façon d'agir par des attitudes superfétatoires.
Mais on ne peut pas dire il est façonné qui n'est utilisé que pour les objets.
Je n'aime pas ces manières de parler : je n'aime pas cette forme d'expression (en ciblant plutôt le choix des mots, l'expression théâtralisée du locuteur).Je n'aime pas ces façons de parler : je n'aime pas les mots, le sens donné à la phrase (en ciblant plutôt le texte prononcé, l'attitude morale du locuteur).Source : "The stack French Exchange"
Libellés : nuances
dimanche 5 juin 2011
Le grand arroi
Voici la définition du TLFI pour :"arroi"
ARROI, subst. masc.A. Vx. Train, équipage, appareil. Se mettre en arroi (Ac. 1798-1878) :
1. ... pour apparaître à ses sujets en plus solennel arroi, il [Don Quichotte] fut obligé d'attendre deux jours, caché dans une auberge de matelots, que l'on pût débarquer des bagages.TOULET, Le Mariage de Don Quichotte, 1902, p. 148.
2. La plaine des labours et des prés perdait pour un jour une certaine unité de vie que les hommes au travail, les appels aux bêtes, le murmure de l'effort, l'arroi des attelages lui prêtaient dans la semaine.AYMÉ, La Jument verte, 1933, p. 209.
3. La nappe immaculée, le théâtral arroi des cristaux, de l'argenterie lourde, au milieu de cette salle démesurée, aux coins emplis d'ombre, évoquait soudain l'idée obscure d'une cène, d'un repas sacré, funèbre ou propitiatoire.GRACQ, Un Beau ténébreux, 1945, p. 184.
4. À la sortie du dernier gala de l'Opéra, j'ai vu de belles dames en grand arroi, fort impressionnées par les acclamations de la foule communiste massée sur les trottoirs lorsque M. « K. » parut (...) ces militants me paraissaient bien sages, bien bourgeois en somme, et ne ressemblaient en rien à ceux que les faubourgs d'autrefois lâchaient dans les rues noires du Paris de Balzac.MAURIAC, Le Nouveau Bloc-notes, 1961, p. 619.
Au fig., vx et fam. Être en mauvais arroi. ,Être en mauvaise posture`` (Ac. 1835-1932, BESCH. 1845, Nouv. Lar. ill., ROB.).
A partir de ce mot, comment comprenez-vous le DESARROI ? Faites le lien entre l'arroi et le désarroi. Distinguez les différents sens de désarroi, en lisant la définition du mot dans le TFLI, ci-dessous.
(TLFI)
A. [En parlant d'objets, d'événements concernant les affaires, la fortune, l'état d'un pays, d'un groupe, etc.] Dérangement, désordre, mise sens dessus dessous. Désarroi matériel; une table en désarroi; au milieu du désarroi général. Synon. débâcle, débandade, délabrement, déroute, désorganisation; anton. ordre. Le désarroi du moulin était raccommodé (SAND, F. le Champi, 1850, p. 145). Un désarroi de livres régnait (ESTAUNIÉ, Empreinte, 1896, p. 291). Assise sur l'herbe (...) face au grand désarroi des eaux (GIONO, Batailles ds mont., 1937, p. 179).SYNT. Le désarroi de la catastrophe, de la ruche, des rues; l'armée, les finances en désarroi; mettre la maison en désarroi. Spéc., MAR. ,,Arrimage, chargement mal fait, objets placés en désordre`` (WILL. 1831). Yves est assis près de moi sur des malles, des caisses ouvertes. C'est encore le désarroi de l'arrivée (LOTI, Mon frère Yves, 1883, p. 243).B. Au fig. Trouble qui survient aux différents niveaux de la personne. Désarroi de l'angoisse; désarroi doctrinal; cacher son désarroi. Il revenait le cœur en désarroi, le cœur en tumulte et en détresse (LOTI, Ramuntcho, 1897, p. 225). Il sentit un désarroi, une sorte d'orage mental où tourbillonnaient toutes ses pensées (MALÈGUE, Augustin, t. 2, 1933, p. 66).
« Elle m'a paru dans le plus grand désarroi. Je l'ai trouvée en larmes, vraiment désespérée, ne sachant que répéter sans cesse : « Non, je ne partirai pas, je ne peux pas partir! »GRACQ, Un Beau ténébreux, 1945, p. 177.
ARROI, subst. masc.A. Vx. Train, équipage, appareil. Se mettre en arroi (Ac. 1798-1878) :
1. ... pour apparaître à ses sujets en plus solennel arroi, il [Don Quichotte] fut obligé d'attendre deux jours, caché dans une auberge de matelots, que l'on pût débarquer des bagages.TOULET, Le Mariage de Don Quichotte, 1902, p. 148.
2. La plaine des labours et des prés perdait pour un jour une certaine unité de vie que les hommes au travail, les appels aux bêtes, le murmure de l'effort, l'arroi des attelages lui prêtaient dans la semaine.AYMÉ, La Jument verte, 1933, p. 209.
3. La nappe immaculée, le théâtral arroi des cristaux, de l'argenterie lourde, au milieu de cette salle démesurée, aux coins emplis d'ombre, évoquait soudain l'idée obscure d'une cène, d'un repas sacré, funèbre ou propitiatoire.GRACQ, Un Beau ténébreux, 1945, p. 184.
4. À la sortie du dernier gala de l'Opéra, j'ai vu de belles dames en grand arroi, fort impressionnées par les acclamations de la foule communiste massée sur les trottoirs lorsque M. « K. » parut (...) ces militants me paraissaient bien sages, bien bourgeois en somme, et ne ressemblaient en rien à ceux que les faubourgs d'autrefois lâchaient dans les rues noires du Paris de Balzac.MAURIAC, Le Nouveau Bloc-notes, 1961, p. 619.
Au fig., vx et fam. Être en mauvais arroi. ,Être en mauvaise posture`` (Ac. 1835-1932, BESCH. 1845, Nouv. Lar. ill., ROB.).
A partir de ce mot, comment comprenez-vous le DESARROI ? Faites le lien entre l'arroi et le désarroi. Distinguez les différents sens de désarroi, en lisant la définition du mot dans le TFLI, ci-dessous.
(TLFI)
A. [En parlant d'objets, d'événements concernant les affaires, la fortune, l'état d'un pays, d'un groupe, etc.] Dérangement, désordre, mise sens dessus dessous. Désarroi matériel; une table en désarroi; au milieu du désarroi général. Synon. débâcle, débandade, délabrement, déroute, désorganisation; anton. ordre. Le désarroi du moulin était raccommodé (SAND, F. le Champi, 1850, p. 145). Un désarroi de livres régnait (ESTAUNIÉ, Empreinte, 1896, p. 291). Assise sur l'herbe (...) face au grand désarroi des eaux (GIONO, Batailles ds mont., 1937, p. 179).SYNT. Le désarroi de la catastrophe, de la ruche, des rues; l'armée, les finances en désarroi; mettre la maison en désarroi. Spéc., MAR. ,,Arrimage, chargement mal fait, objets placés en désordre`` (WILL. 1831). Yves est assis près de moi sur des malles, des caisses ouvertes. C'est encore le désarroi de l'arrivée (LOTI, Mon frère Yves, 1883, p. 243).B. Au fig. Trouble qui survient aux différents niveaux de la personne. Désarroi de l'angoisse; désarroi doctrinal; cacher son désarroi. Il revenait le cœur en désarroi, le cœur en tumulte et en détresse (LOTI, Ramuntcho, 1897, p. 225). Il sentit un désarroi, une sorte d'orage mental où tourbillonnaient toutes ses pensées (MALÈGUE, Augustin, t. 2, 1933, p. 66).
« Elle m'a paru dans le plus grand désarroi. Je l'ai trouvée en larmes, vraiment désespérée, ne sachant que répéter sans cesse : « Non, je ne partirai pas, je ne peux pas partir! »GRACQ, Un Beau ténébreux, 1945, p. 177.
Libellés : avancés, dictionnaire, nuances, vocabulaire
lundi 31 mai 2010
Demi / moitié
Quand on apprend une langue, on se pose sans cesse la question des *différences* quelle est la différence entre tel mot et tel autre ? le sens semble exactement identique, et pourtant les mots sont différents ! quelle est donc cette différence que les locuteurs natifs semblent si bien connaître, quel est ce mystère ? c'est un des objectifs de ce blog : traquer, démêler, examiner, souligner, déterminer la différence entre les mots, leur presser le citron.
Au vrai, je ne m'étais jamais posé la question de la différence entre "demi" et "moitié" avant que des étudiants ne me la posent. C'est cela, le mystère magnifique de la langue : ce qui est inscrit en elle, sans que personne ne l'ait vraiment formulé, comme un secret, un code inconnu.
Je déguste un pamplemousse : je peux imaginer dire "tu en veux la moitié" ? Cela implique que je viens de le couper et que je l'offre à quelqu'un. Si je propose "tu veux un demi pamplemousse ?" , c'est qu'il a été coupé avant, et qu'il attend tranquillement dans le frigo qu'on vienne le manger. Donc, il me semble que le plus important dans le choix de "demi" ou"moitié", est de savoir si on met l'accent sur la division ou sur le tout qui est divisé au moment de l'énonciation.
"Moitié" me semble lié à la situation d'énonciation, à l'action de diviser quelque chose qui était encore, il y a quelques secondes, un tout.
Je crois aussi que la division de demi insiste sur une norme sociale et quantifiable par rapport à des unités alors que la moitié est plus liée à l'appréciation personnelle (il a coupé une grosse moitié =il a pris plus que le demi-pain).
L'importance de la situation d'énonciation se voit aussi dans "demi-tarif" et "moitié prix". C'est "demi-tarif" pour les enfants (c'est la règle, tout le monde le sait), mais j'ai eu cette robe à moitié prix (elle avait un défaut que j'ai signalé).
Mais peu importe, au fond, que la mesure soit fixe ou non. Si je bois la moitié du verre, on peut supposer que ce verre était plein juste avant que je le boive. On insiste sur le verre plein qui ne l'est plus. Mais je peux demander à mon hôte un demi-verre de vin (on va remplir un verre qui n'est pas encore rempli, qui n'est peut-être pas encore sur la table : il y a une sorte de distanciation, et l'accent est mis sur la division, on va diviser le verre en deux parties, l'une remplie et l'autre vide). Même chose avec un croissant. J'ai en main un croissant. Je ne vais pas proposer à mon ami un demi-croissant puisque cela n'existe pas déjà prédécoupé, en revanche je peux lui dire « Tu en veux la moitié ? » .
On remarque aussi la différence entre "tu en veux *la* moitié"(je donne 50% de mon croissant) et "tu en veux *une* moitié"? (qui insiste plus sur le partage et l'égalité).
On doit aussi avoir les deux moitiés correspondantes ensemble. On ne lit pas un demi-livre, on n'écoute pas un demi-disque, on ne voit pas un demi-film. Ou alors de façon plaisante, ou ironique (on imagine alors un demi-film en vente dans une boutique, ou à la FNAC, et ça fait sourire).
Donc il semblerait que plusieurs facteurs se croisent : moitié = personnel, subjectif, divisible à l'instant, non quantifié, situation d'énonciation ; demi =distanciation, objectif, déjà divisé, quantifié.
Au vrai, je ne m'étais jamais posé la question de la différence entre "demi" et "moitié" avant que des étudiants ne me la posent. C'est cela, le mystère magnifique de la langue : ce qui est inscrit en elle, sans que personne ne l'ait vraiment formulé, comme un secret, un code inconnu.
Je déguste un pamplemousse : je peux imaginer dire "tu en veux la moitié" ? Cela implique que je viens de le couper et que je l'offre à quelqu'un. Si je propose "tu veux un demi pamplemousse ?" , c'est qu'il a été coupé avant, et qu'il attend tranquillement dans le frigo qu'on vienne le manger. Donc, il me semble que le plus important dans le choix de "demi" ou"moitié", est de savoir si on met l'accent sur la division ou sur le tout qui est divisé au moment de l'énonciation.
"Moitié" me semble lié à la situation d'énonciation, à l'action de diviser quelque chose qui était encore, il y a quelques secondes, un tout.
Je crois aussi que la division de demi insiste sur une norme sociale et quantifiable par rapport à des unités alors que la moitié est plus liée à l'appréciation personnelle (il a coupé une grosse moitié =il a pris plus que le demi-pain).
L'importance de la situation d'énonciation se voit aussi dans "demi-tarif" et "moitié prix". C'est "demi-tarif" pour les enfants (c'est la règle, tout le monde le sait), mais j'ai eu cette robe à moitié prix (elle avait un défaut que j'ai signalé).
Mais peu importe, au fond, que la mesure soit fixe ou non. Si je bois la moitié du verre, on peut supposer que ce verre était plein juste avant que je le boive. On insiste sur le verre plein qui ne l'est plus. Mais je peux demander à mon hôte un demi-verre de vin (on va remplir un verre qui n'est pas encore rempli, qui n'est peut-être pas encore sur la table : il y a une sorte de distanciation, et l'accent est mis sur la division, on va diviser le verre en deux parties, l'une remplie et l'autre vide). Même chose avec un croissant. J'ai en main un croissant. Je ne vais pas proposer à mon ami un demi-croissant puisque cela n'existe pas déjà prédécoupé, en revanche je peux lui dire « Tu en veux la moitié ? » .
On remarque aussi la différence entre "tu en veux *la* moitié"(je donne 50% de mon croissant) et "tu en veux *une* moitié"? (qui insiste plus sur le partage et l'égalité).
On doit aussi avoir les deux moitiés correspondantes ensemble. On ne lit pas un demi-livre, on n'écoute pas un demi-disque, on ne voit pas un demi-film. Ou alors de façon plaisante, ou ironique (on imagine alors un demi-film en vente dans une boutique, ou à la FNAC, et ça fait sourire).
Donc il semblerait que plusieurs facteurs se croisent : moitié = personnel, subjectif, divisible à l'instant, non quantifié, situation d'énonciation ; demi =distanciation, objectif, déjà divisé, quantifié.
Libellés : demi, grammaire, lexique, moitié, nuances, vocabulaire
vendredi 12 février 2010
Alimentation, nourriture, cuisine ? quelle différence ?
Les anglophones se demandent souvent comment exprimer en français ce qu'ils désignent par "food", et se retrouvent alors à devoir choisir entre trois mots :
L'ALIMENTATION
"A) Action de fournir à un être vivant ou de se procurer à soi-même les éléments nécessaires à la croissance, à la conservation, B) résultat de cette action" TLFI
- C'est important d'avoir une alimentation équilibrée / L'alimentation du bébé doit être pauvre en sel.-
LA NOURRITURE
"Ce qui entretient la vie d'un organisme"
"On sait à quel point le poisson entre aujourd'hui comme nourriture principale dans l'alimentation japonaise " TLFI
J'ai acheté de la nourriture pour chat.
LA CUISINE
" Préparation des aliments; art, manière d'apprêter les aliments" TLFI
- La cuisine de ta mère est excellente / Je n'aime pas la cuisine française / Toutes les cuisines du monde sont à découvrir.
L'ALIMENTATION
"A) Action de fournir à un être vivant ou de se procurer à soi-même les éléments nécessaires à la croissance, à la conservation, B) résultat de cette action" TLFI
- C'est important d'avoir une alimentation équilibrée / L'alimentation du bébé doit être pauvre en sel.-
LA NOURRITURE
"Ce qui entretient la vie d'un organisme"
"On sait à quel point le poisson entre aujourd'hui comme nourriture principale dans l'alimentation japonaise " TLFI
J'ai acheté de la nourriture pour chat.
LA CUISINE
" Préparation des aliments; art, manière d'apprêter les aliments" TLFI
- La cuisine de ta mère est excellente / Je n'aime pas la cuisine française / Toutes les cuisines du monde sont à découvrir.
Libellés : distinguer, nuances, vocabulaire
mercredi 20 janvier 2010
En dessous ou au-dessous ?
Donc, EN DESSOUS : cet adverbe veut dire “sur la face inférieure“. Par exemple, on dira : La galette des Rois est brûlée en dessous.
En dessous veut dire aussi ”qui est dessous et tout contre“. Exemple : Soulevez cette feuille de salade, le message d’amour est en dessous.
Passons à AU-DESSOUS maintenant : cet adverbe veut dire “en bas, plus bas“. On parle ainsi de l’étage au-dessous, des enfants au-dessous de 5 ans.
Et par ces jours de brume neigeuse et de glissades vous emportant sur le verglas, on peut affirmer qu’il fait quelques degrés au-dessous de zéro.
(source : le blog des correcteurs du Monde "langue sauce piquante")
En dessous veut dire aussi ”qui est dessous et tout contre“. Exemple : Soulevez cette feuille de salade, le message d’amour est en dessous.
Passons à AU-DESSOUS maintenant : cet adverbe veut dire “en bas, plus bas“. On parle ainsi de l’étage au-dessous, des enfants au-dessous de 5 ans.
Et par ces jours de brume neigeuse et de glissades vous emportant sur le verglas, on peut affirmer qu’il fait quelques degrés au-dessous de zéro.
(source : le blog des correcteurs du Monde "langue sauce piquante")
Libellés : distinguer, localiser, nuances
Rester, demeurer, loger ? telle est la question !!
1° DEMEURER, LOGER.
Ces deux mots sont synonymes dans le sens où ils signifient la résidence ; mais demeurer se dit par rapport au lieu topographique où l'on habite, et loger par rapport à l'édifice où l'on se retire. On demeure à Paris, on loge au Louvre, à l'hôtel, etc. GUIZOT.
2° DEMEURER, RESTER., L'idée commune à ces deux mots est de ne pas s'en aller ; et la différence consiste en ce que demeurer ne présente que cette idée simple et générale de ne pas quitter le lieu où l'on est ; et que rester a de plus l'idée accessoire de laisser aller les autres.
Source : Littré
Ces deux mots sont synonymes dans le sens où ils signifient la résidence ; mais demeurer se dit par rapport au lieu topographique où l'on habite, et loger par rapport à l'édifice où l'on se retire. On demeure à Paris, on loge au Louvre, à l'hôtel, etc. GUIZOT.
2° DEMEURER, RESTER., L'idée commune à ces deux mots est de ne pas s'en aller ; et la différence consiste en ce que demeurer ne présente que cette idée simple et générale de ne pas quitter le lieu où l'on est ; et que rester a de plus l'idée accessoire de laisser aller les autres.
Source : Littré
Libellés : distinguer, nuances, verbes vocabulaire




