mercredi 22 avril 2026

Terminer ou finir ?

Finir est issu du latin finire, « limiter, mettre fin à », tandis que terminer vient du latin terminare, « borner, limiter, clore », lui-même dérivé de terminus, qui désigne une borne, puis l'extrémité d'une chose. Le verbe "terminer" est utilisé pour indiquer la fin d'une période de temps définie. "Le cours est terminé". Il met l'accent sur le terme de quelque chose, parce que le temps imparti s'est écoulé. Finir me semble plus général. Il dit qu'une tâche, une action est accomplie. "j'ai fini mon travail", "j'ai fini de manger". (il serait bizarre de dire "j'ai terminé de manger, sauf peut-être dans le cas d'un concours un peu stupide de celui qui mange le plus en un temps défini. ) Si je devais finir mon travail en 2 heures et que j'avais réussi à le faire, je dirais :"j'ai terminé mon travail". En conclusion : on peut toujours utiliser "finir", mais pas toujours "terminer".

mardi 24 février 2026

Objets insolites et utiles

Objets insolites et utiles https://share.google/636jzkdDFrejGJHXJ

jeudi 19 février 2026

Citations de Montaigne


 

samedi 14 février 2026

Le chant des forêts, un film de Vincent Meunier


 Le chant des forêts est d'abord un hymne à la vie.

On est plongé  dans la forêt vosgienne, ses craquements de branches, ses cris et bruits multiples de tous côtés : dès qu'on pense les identifier, on en entend un autre, plus indistinct encore, on sent des corps lourds autour de soi, des bruits sourds de masses qui tombent, des écureuils-éclairs, un lynx avec sa mini queue, son air sauvage qui nous regarde ! On reconnaît le félin en lui, mais imprégné de l'inquiétante étrangeté de l'inconnu. Des apparitions furtives glissent dans la brume : on se demande ce qu'on a vu. On sent le froid des bivouacs en pleine nature, la lumière et le crépitement du feu sur les visages, qui s'allument de la passion du réalisateur pour tout ce qu'il voit, comme si c'était la première fois, à l'aube du monde. 

Et puis on retient sa respiration car bientôt, dans quelques minutes, secondes, instants, on verra le fameux grand tétras, sa démarche un peu pataude, avec ses sourcils rouges, son bec blanc et son chant incroyable d'un autre monde. Soudain on entend les bois de cerfs qui s'entrechoquent, les petites chouettes mignonnissimes qu'on voit de super près occupent tout l'écran, elles deviennent notre monde, quelques instants, au rythme de leur souffle de plumes pendant qu'elles chantent, leurs grands yeux calmes pleins de nuit. Et puis les renards, les grues, les tout petits troglodytes (qui pèsent 9 grammes !), les murmurations !

Chaque plan, chaque plan est un tableau !

Malgré cette ivresse de la découverte, des multiples formes de vie, un nuage gris pèse, au-dessus de la forêt. Le grand tétras va disparaître, a disparu de nos montagnes. Pour le voir, il faut aller jusqu'en Norvège maintenant. L'activité humaine et les bouleversements climatiques sont la cause de cette disparition. Mais il reste la passion des hommes, leur émerveillement, leur persévérance. Pour conserver, préserver, montrer, protéger l'élan de la vie.




Libellés :

lundi 9 février 2026

Jeux de mots et humour (Monoprix)



Monoprix utilise des expressions françaises dans ses slogans publicitaires. Souvent, ces expressions ne sont pas utilisées telles quelles : elles sont légèrement modifiées. C'est ce qui rend le slogan humoristique. 

Parfois, l'expression n'est pas modifiée : c'est le lien entre le produit et l'expression qui déclenche l'humour. 

Pouvez-vous repérer des expressions françaises sur ces produits de Monoprix ? 






mercredi 3 décembre 2025

La goutte de pluie



 

mardi 9 septembre 2025

Une phrase à méditer


 Quelle phrase lisez-vous ? Comment la comprenez-vous ? Que signifie-t-elle pour vous ? 

vendredi 4 juillet 2025

Gratuit ou offert ?


 À Paris un jeune homme donne des boissons aux passants et prend les échanges en vidéo. Au début il disait "c'est gratuit", et avait peu de demandes. Puis il a dit "c'est offert", et tout le monde s'est mis à accepter un petit café ou un verre d'eau.

"Gratuit" relève de la transaction commerciale, donc peut-être cela cache-t-il autre chose de néfaste, ou moins généreux. 

"Offert" relève de la relation humaine.

Et quand on vous dit que c'est "offert", si on accepte l'offre, on n'a pas l'impression de prendre, mais de recevoir (un cadeau). 

samedi 3 mai 2025

Les pubs Monoprix : mine d'humour et jeux de mots





 

vendredi 21 mars 2025

Mots poétiques du monde

*Komorebi* : lumière du soleil qui filtre à travers les arbres (japonais) 

 *Waldeinsamkeit* : le sentiment de solitude paisible que l'on ressent dans une forêt. (allemand) 

 *Qaza'a* : petits nuages dispersés dans le ciel, flottant çà et là. (arabe) 

 *Gluggaveður* : temps magnifique à regarder par la fenêtre mais trop froid pour sortir. (islandais) 

 *Gökotta* : l'art de se lever aux aurores pour entendre les premiers oiseaux chanter. (suédois)

 *Pirr* : le souffle du vent doux qui crée de petites rides à la surface de l'eau (shetlandic)

 *Glaz* : nuance de couleur qui hésite entre le bleu et le vert, pour désigner les teintes de la mer (breton)

 *Meermunchelgerauche* : le bruit de la mer qu'on entend dans les coquillages (allemand)

 *Voorpret* : mélange de plaisir et d'anticipation à la pensée d'un événement heureux à venir (des vacances, l'arrivée d'un ami, une fête, un bon dîner). (hollandais)

 *Omiokuri* : le sentiment éprouvé en regardant quelqu'un s'éloigner (japonais)

 *Yutori* : l'art de ralentir intentionnellement pour être, respirer, profiter de la beauté de la vie et de la nature. 

 *Hyppytyynytyydytys* : sentiment de confort, de satisfaction quand on enfonce la tête dans un gros oreiller bien moelleux. (finnois)

 *Morgenfrisk* : sentiment de se réveiller reposé après une bonne nuit de sommeil (danois)

 *Mamihlapinatapai* : un regard partagé entre deux personnes dont chacune espère que l'autre va prendre l'initiative de quelque chose que les deux désirent mais qu'aucune n'ose commencer (comme par exemple s'embrasser). 
 (mot du Yagan de la terre de feu)

*Omoyori*: grande attention à l'autre, au point d'anticiper ses désirs. 
(japonais)