samedi 14 février 2026

Le chant des forêts, un film de Vincent Meunier


 Le chant des forêts est d'abord un hymne à la vie.

On est plongé  dans la forêt vosgienne, ses craquements de branches, ses cris et bruits multiples de tous côtés : dès qu'on pense les identifier, on en entend un autre, plus indistinct encore, on sent des corps lourds autour de soi, des bruits sourds de masses qui tombent, des écureuils-éclairs, un lynx avec sa mini queue, son air sauvage qui nous regarde ! On reconnaît le félin en lui, mais imprégné de l'inquiétante étrangeté de l'inconnu. Des apparitions furtives glissent dans la brume : on se demande ce qu'on a vu. On sent le froid des bivouacs en pleine nature, la lumière et le crépitement du feu sur les visages, qui s'allument de la passion du réalisateur pour tout ce qu'il voit, comme si c'était la première fois, à l'aube du monde. 

Et puis on retient sa respiration car bientôt, dans quelques minutes, secondes, instants, on verra le fameux grand tétras, sa démarche un peu pataude, avec ses sourcils rouges, son bec blanc et son chant incroyable d'un autre monde. Soudain on entend les bois de cerfs qui s'entrechoquent, les chouettes mignonnissimes qu'on voit de super près occupent tout l'écran, elles deviennent notre monde, quelques instants, au rythme de leur souffle de plumes pendant qu'elles chantent, leurs grands yeux calmes pleins de nuit. Et puis les renards, les grues, les tout petits troglodytes (qui pèsent 9 grammes !), les murmurations !

Chaque plan, chaque plan est un tableau !




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